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Il est clair que la sélection naturelle a favorisé les individus et les groupes possédant une grande capacité de communication.

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Ces résultats sont également largement utilisés par les psychologues évolutionnistes voir Écologie comportementale , Sociobiologie , Sélection sexuelle. Pour déterminer si un acte est inné génétiquement déterminé ou acquis appris , il est possible d'utiliser quatre critères. La méthode neuroscientifique d'étude de l'instinct consiste à rechercher, principalement par des techniques de traçage ou de lésions, l'existence de circuits neuraux innés qui contrôlent des séquences motrices spécifiques.

Le meilleur exemple actuellement bien décrit est le réflexe complexe de la lordose lombaire chez la femelle des mammifères non-primates, qui est une séquence motrice cruciale du comportement sexuel. Les études neuroscientifiques ont permis de décrire les principales caractéristiques neurobiologiques qui constituent l'instinct sexuel chez les mammifères non-primates.

L'organisme est spécifiquement conçu pour la copulation hétérosexuelle: Il existe ainsi, dans l'organisation neurobiologique innée de l'organisme, un véritable comportement de reproduction hétérosexuel [ note 2 ] chez les mammifères non-primates.

Néanmoins, on observe qu'il n'existe qu'un instinct partiel: Au cours de l'évolution des rongeurs aux hominidés, on observe que certains facteurs biologiques constituant l'instinct sexuel sont altérés ou modifiés. Tandis qu'au contraire, l'importance du système de récompense et de la cognition est devenue majeure [ 33 ]. Pour ces raisons, la dynamique instinctuelle est modifiée: Les actes innés sont baptisés coordinations héréditaires par les éthologues et ils possèdent comme caractéristique fondamentale qu'une fois déclenchés ils s'exécutent jusqu'à la fin, même si en cours de mouvement ils perdent toute finalité.

De plus, les coordinations héréditaires sont souvent combinées à des taxies qui sont des formes de contrôle régulation cybernétique du mouvement. Les coordinations héréditaires ne se réalisent que dans certains contextes. Les contextes motivationnels sont des états spécifiques dans lesquels se trouve l'animal et qui permettent de déclencher tel ou tel comportement en fonction de stimuli externes.

Certaines coordinations héréditaires comme la marche ou la course se trouvent associées à plusieurs contextes motivationnels et utilisées au cours d'autres coordinations héréditaires plus complexes. Pour la plupart des animaux, l'ensemble des coordinations sont héréditaires et les coordinations culturelles sont, en pratique, l'apanage de l'humain.

L'apprentissage de nouvelles coordinations chez les animaux ne se fait pas par la création de nouveaux gestes, mais bien par le simple enchaînement de coordinations héréditaires. Seul l'humain possède une telle maîtrise sur ses mouvements qu'il puisse inventer des gestes inédits [ note 3 ] , [ note 4 ]. Cependant, il serait tout à fait faux de prétendre que les coordinations héréditaires n'existent pas chez l'humain.

L'expression faciale des émotions sourire, tristesse, surprise, peur sont des exemples de coordinations héréditaires, en effet, ils obéissent aux quatre critères:. Par contre, comme pour tous les animaux, il lui est impossible de l'arrêter en cours d'exécution. Il est donc impossible de déglutir à moitié ou d'arrêter au milieu d'un pas, seulement au début ou à la fin. Remarquons qu'il en est de même pour tous les gestes automatiques appris comme allumer un interrupteur ou saisir une poignée de porte.

Ce type d'apprentissage, programmé dans le cervelet , ne peut s'interrompre en cours d'exécution. Il s'agit d'un fait bien connu de tout expert en art martial: Il est toujours possible de réaliser une action comme sourire simuler le sourire , marcher ou allumer une lumière sans utiliser les mécanismes innés ou le cervelet.

Il s'agit du contrôle volontaire par le néocortex mais cela demande toute notre attention et nous empêche de penser à autre chose en réalisant l'action. Il faut remarquer que le sourire simulé n'équivaut jamais au sourire spontané dû à notre incapacité à contracter correctement l' orbicularis oculi , un muscle situé autour des yeux voir le sourire de Duchenne.

Tous les tétrapodes terrestres peuvent marcher dès la naissance et tous connaissent au moins deux pas: Chez les mammifères , bien que la plupart des proies soient capables de se lever dès la naissance et de marcher presque immédiatement, les prédateurs rampent souvent pendant plusieurs jours.

Le processus de l'apprentissage de la marche chez l'humain ne se distingue certainement pas, mis à part la station verticale, de celui des autres animaux. Les voies nerveuses, des arcs réflexes de la moelle épinière aux noyaux du bulbe rachidien sont les mêmes et ce comportement possède une origine phylogénétique claire. Chez l'enfant non voyant, les diverses études situent l'acquisition de la marche un peu plus tard que chez l'enfant voyant, soit entre 16 et 22 mois [ 36 ].

Cette situation d'isolation qui révèle une impossibilité d'apprentissage par imitation, met en évidence l'importance des stimuli visuels dans l' apprentissage de la marche. En , les comportementalistes avaient beaucoup de difficulté à accepter qu'il puisse exister une autre forme d'apprentissage que celui par punitions et récompenses.

Par exemple, l'amélioration du picorement du poussin avait été interprétée comme produite par la récompense qu'obtenait celui-ci en mangeant le grain. Ce type d'apprentissage ne permet pas à un animal d'apprendre de nouvelles coordinations mais uniquement de raffiner la taxie; il s'agit, en quelque sorte, d'une forme d'adaptation du mouvement à l'environnement. L'humain est le seul animal pouvant moduler l'expression de ses coordinations héréditaires. Cette possibilité de modulation est variable et dépend de la rigidité physiologique de la coordination: Commençons par le cas de la marche, cette coordination apparemment banale recèle bien des secrets.

La marche n'est réellement modifiée, mis à part le style, que dans deux sphères d'activités humaines, l'art et la guerre. La danse contemporaine et le mime ont largement exploré la modification de la marche, pensons, par exemple, à la fameuse marche contre le vent de Marcel Marceau repris par Michael Jackson le moonwalk. Il faut également remarquer que la très grande majorité des variations conservent le mouvement de balancier synchrone des bras. Toutes les grandes armées de l'histoire ont marché au pas.

Mis à part le style: L'exagération des mouvements est habituelle chez les singes lors de conflits, de grands mouvements amples permettraient d'intimider l'adversaire. La stabilité horizontale du comportement chez l'humain, géographiquement et historiquement, de même que de probables origines phylogénétiques laissent penser que ce comportement est héréditaire.

Il s'agit également de la nage chez l'enfant ne sachant pas nager nage du petit chien , forme instinctive et extrêmement ancienne, ce style de nage s'avère inadapté à la morphologie des grands singes anthropoïdes et ceux-ci, en pratique, ne savent pas nager. Par contre, certains singes comme les macaques et les babouins sont de très bons nageurs [ 41 ].

Le second type de salutation est par contact des mains semblable à la poignée de mains à l'occidentale: Chez les chimpanzés offrir la main est courant comme marque d'affection ou d'encouragement. De même, le mouvement d'oscillation du bras tendu et de la main est habituel lorsque l'animal veut se faire remarquer.

Ici encore, la comparaison verticale permet de mettre en évidence les origines phylogénétiques communes de ces comportements. La réutilisation de comportements de soins aux jeunes pour la cour et entre partenaires sexuels est extrêmement courante, de manière analogue , à travers l'ensemble du règne animal. Chez l'homme, seuls les comportements de ce type, partagés avec les grands singes, peuvent être considérés comme de véritables homologies.

Nous tenons à le rappeler parce que Freud, commettant là un remarquable contresens, a autrefois affirmé qu'une mère prendrait peur si elle se rendait compte qu'elle associe tant de comportements sexuels à son enfant.

Le baiser labial et inter-buccal est une modification des activités alimentaires de nourrissage bouche à bouche des nouveau-nés et des petits enfants. Ce comportement se retrouve chez tous les grands singes et est pratiqué, chez l'humain, dans des cultures très diverses.

La littérature rapporte également que cette pratique était relativement courante, en occident , dans certaines régions rurales. Dans bien des régions du monde, le baiser est remplacé par le frottement du nez. Ce comportement est extrêmement habituel chez les mammifères et vous n'aurez aucun mal à l'exécuter avec un chat ou un chien. Le second type de baiser est le baiser au corps qui peut s'effectuer la bouche ouverte ou en mordillant gentiment.

Cette coordination est la réplique exacte de l'épouillage avec la gueule, poils en moins. Ce comportement est utilisé couramment avec les enfants, en particulier, le fameux baiser sur la tête et les baisers rapides en série sur un membre de même que le fameux baiser soufflé qui fait rire.

Ce comportement est à l'identique chez l'humain et se retrouve dans plusieurs cultures. Le baisemain fut courant à certaines époques en occident et baiser la main des dames était régulièrement pratiqué il y a à peine un siècle.

Ce comportement existe encore dans certains cultes chrétiens et il exprime toujours le sens de la relation hiérarchique. La caresse est un comportement vestige de l'activité d'épouillage qui est pratiquée par tous les grands singes et qui constitue une part importante de leurs activités sociales. Ceci explique notre propension à la caresse des cheveux et de la fourrure animale. Ici encore, le fait que ce comportement existe sans modification dans toutes les cultures et se retrouve sous une forme fonctionnelle chez tous les grands singes vient confirmer l'hypothèse de la nature héréditaire de cette coordination.

Chez l'homme, la culture a modifié considérablement l'acte de la caresse en inventant le massage. Véritable science de la caresse dure ou douce, cette discipline n'a pu voir le jour qu'en exploitant, culturellement, une tendance naturelle.

L' enlacement est un comportement maternel fondamental chez l'humain et chez tous les grands singes non-humains, ici encore, repris chez les adultes comme marque d' affection. Il est également utilisé comme méthode de consolation. Par exemple, un soldat blessé se blottit dans les bras d'un collègue, le visage contre la poitrine.

Le partenaire l'enlace comme une mère, une main à l'épaule l'autre à la tête [ 38 ] p. Le cunnilingus est une pratique extrêmement courante chez les mammifères [ note 5 ] il en est tout autrement de la fellation pratiquée, concernant l'ensemble de la classe des mammifères, exclusivement chez l'homme et chez le chimpanzé bonobo.

Il en est de même du coït ventro-ventral la position du missionnaire pratiqué exclusivement chez l'homme, l' orang outan et le chimpanzé bonobo. Chez le bonobo, tout comme chez l'homme, la sexualité n'a pas qu'une fonction reproductive et est pratiquée pour de multiples raisons comme la sodomie de domination [ 44 ].

Le fait que l'humain partage avec les autres grands singes ces comportements permet, ici aussi, de présumer fortement qu'ils se sont développés sur une base instinctive commune, et donc qu'ils auraient la même origine phylogénétique. De plus, puisque comme pour les autres comportements mentionnés précédemment, ils semblent uniques dans la nature, il est donc possible de dater l'apparition de ceux-ci à la séparation de la lignée humaine de celle des autres grands singes [ 45 ].

Beaucoup de gestes chez les animaux, en particulier les animaux sociaux, sont des moyens de communiquer des émotions ou des motivations [ 48 ].

Par exemple, le bâillement retrouvé chez les mammifères permet de synchroniser le cycle du sommeil. Bien que l'humain partage plusieurs de ces gestes avec les grands singes non-humains, beaucoup sont exclusifs à l'humain et constituent probablement de véritables instincts proprement humains.

Par exemple, les gestes biens connus de se mettre les doigts devant la bouche pour signifier de se taire, le bras tendu et la main à plat pour signifier d'arrêter, la main tournée vers soi avec de rapides flexions des doigts pour signifier d'avancer [ 48 ]. Il est clair que la sélection naturelle a favorisé les individus et les groupes possédant une grande capacité de communication. Une bande de chasseurs primitifs, sans les trois gestes de la main précédemment mentionnés, se retrouvent bien dépourvue.

Par contre, ce type de comportements révèle les deux aspects complémentaires de l'acte instinctif, celui de stimulus clé, ici le geste, et de mécanisme inné de déclenchement, ici la compréhension instinctive du sens du geste. Il va de soi que ces deux systèmes évoluent conjointement lors du processus de sélection naturelle [ 49 ].

Chez les animaux, une coordination héréditaire est toujours, sauf dans le cas de déclenchement endogène, à vide ou comme activité de substitution, déclenchée par un stimulus. Ce stimulus peut être visuel, tactile, odorifère ou sonore. Les stimuli visuels, sonores et tactiles, étant plus simples à reproduire, ont été grandement étudiés.

Lorenz remarqua que les stimuli déclenchant une coordination héréditaire ne nécessitent pas de ressembler le plus possible à la forme naturelle. Seules quelques caractéristiques fondamentales sont nécessaires, il s'agit du stimulus clé stimuli effectifs.

De plus, en général, plus le stimulus artificiel est grand ou exagéré, plus il est efficace. Il s'agit du phénomène d' hyperstimulus ou stimulus supranormaux. Si chez les animaux inférieurs insectes , mollusques , poissons , amphibiens , reptiles la réponse à un stimulus est habituellement une coordination héréditaire, la situation est beaucoup plus complexe chez les mammifères et en particulier chez l'humain.

En effet, chez celui-ci, la présence d'un stimulus clé déclenche rarement une coordination héréditaire déterminée mais produit plutôt une réaction émotionnelle changement motivationnel permettant plusieurs comportements alternatifs ou même l'apprentissage de nouveaux stimuli clés par le mécanisme d'empreinte.

Cette maturation est l'équivalent du rodage des processus moteurs en ce qui concerne le développement des fonctions cognitives nécessaires à la mise en place des mécanismes de déclenchement innés.

Par exemple, un bébé âgé de seulement dix minutes manifeste déjà une très forte préférence pour les visages à tout autre forme [ 50 ] p. Par contre, c'est seulement vers cinq semaines que le bébé peut reconnaitre sa mère sur la seule base des traits faciaux [ 51 ] p.

À sept mois, les bébés manifestent plus d'attention envers les visages exprimant la peur que ceux exprimant la joie ou les visages neutres et ils allouent encore plus de ressources attentionnelles envers les visages exprimant la colère [ 52 ]. Ce type de maturation ressemble à une lente imprégnation et le fait que les bébés manifestent des préférences envers les visages et certaines expressions faciales démontre la nature innée et très particulière du mécanisme d'apprentissage de la reconnaissance des visages et de la distinction des expressions faciales.

La mise en route de certains mécanismes de déclenchement ne se produit que dans des phases spécifiques de la vie de l'animal, il en est de même des mécanismes de déclenchement de l' excitation sexuelle n'apparaissant que vers la puberté chez l'humain. Il est clair que dans ce cas, il ne s'agit pas d'un processus de maturation cognitive, mais bien d'activation de mécanismes sous l'effet du flux hormonal. La peur est un état motivationnel inné plaçant l'animal en disposition de fuite, de lutte, ou d'inhibition de l'action [ 53 ].

Elle est déclenchée par un stimulus nociceptif procurant de la douleur , par la perception d'un stimulus associé, par apprentissage, à la douleur ou encore par la perception d'un stimulus déclencheur inné comme un mouvement et un bruit soudain déclenchant le sursaut de peur.

Le centre cérébral responsable de ces comportements est l'amygdale [ 54 ]. Cette stratégie consiste à fuir si l'animal n'est pas sur son territoire mais à se battre dans le cas contraire. Un animal peut apprendre que, dans une certaine situation, la fuite est inutile et que la lutte est la seule alternative. Il peut également apprendre que la fuite et la lutte sont inutiles et qu'elles peuvent même empirer sa situation.

L'animal entre alors en état d'inhibition de l'action, se manifestant par le sentiment d' angoisse chez l'homme, et procurant les symptômes du stress.

L'inhibition de l'action est un des mécanismes utilisés pour permettre l'établissement de structures hiérarchiques de dominance chez les mammifères sociaux comme l'humain [ 56 ]. Des travaux récents [ 57 ] ont mis en évidence que le centre nerveux de la peur, situé dans l'amygdale , est activé par des neurones possédant des récepteurs de gaz carbonique canaux ioniques de type ASIC1a. Les voies nerveuses supérieures de la peur déclencheraient donc cette émotion en augmentant le niveau de gaz carbonique de l'amygdale.

Cette découverte explique parfaitement les phénomènes de suffocation et d' hyperventilation associés à la peur panique et aux crises de panique. De plus, la coordination héréditaire associée à la peur est une rapide inspiration bruyante. C'est entre six et dix ans que les cauchemars sont les plus fréquents. Dans la moitié des cas les enfants rêvent qu'ils sont poursuivis et qu'ils doivent fuir ou se cacher.

Dans vingt pour cent des cas, ils souffrent ou même meurent [ 58 ]. Dans quinze pour cent des cas ils assistent à des agressions physiques faites à autrui et dans dix pour cent des cas, ils tombent dans le vide [ 58 ]. Les agresseurs sont habituellement des hommes quatre fois plus courants que les femmes et occasionnellement des animaux dangereux loups, serpents… ou des hybrides homme-animal.

Les êtres immatériels comme les fantômes sont beaucoup plus rares. La structure rigide des cauchemars, culturellement et ontogénétiquement , laisse fortement supposer que ceux-ci sont de nature innée [ 58 ]. La peur innée des serpents chez l'humain est un mythe scientifique tenace. Dans son autobiographie p. Dans The Descent of Man p. Le fait que les chimpanzés , en milieu naturel, ont pratiquement toujours peur des serpents n'en fait pas une peur instinctive. Hinde remarqua que cette peur n'était pas présente chez les animaux élevés en laboratoire [ 60 ].

Par contre, ce même singe ne développera pas de peur particulière envers un autre objet, comme une fleur, si on simule la peur d'un congénère envers cet objet [ 62 ]. Eibl-Eibesfeldt, dans l'une de ses premières expériences, démontra que des enfants entre deux et quatre ans se saisissent d'un serpent tenu devant eux, en train de se tordre, mais l'évitent s'ils le voient onduler sur le sol [ 63 ]. Bien que la peur des serpents ne soit pas plus innée chez l'humain, il est démontré que celui-ci possède une capacité innée à reconnaître beaucoup plus rapidement et efficacement la forme des serpents que celle de tout autre objet [ 64 ].

Il en est de même pour les araignées [ 65 ]. Il existe ici deux mécanismes de déclenchement. Le premier, inné, est celui de l'imprégnation de la vermine dont le stimulus clé est la peur d'un congénère orientée vers une vermine quelconque.

Le second est un mécanisme empreint dont le stimulus clé est la vue de la vermine en question. Il serait présumé que le mécanisme d'imprégnation est facilité, de façon innée, en ce qui concerne certaines vermines comme les serpents, les rongeurs ou les araignées qui induisent des phobies courantes chez l'humain. Si le critère d'horizontalité n'est pas respecté en ce qui concerne la peur des serpents tous les humains n'ont pas peur des serpents , il en est tout autrement de la peur des prédateurs.

En effet, tout homme serait inquiet à la vue d'un gros chien grognant et montrant les crocs et ceci, même s'il n'a jamais eu d'expérience personnelle négative avec un tel animal. Il faut également remarquer que ce genre de jeu de poursuite est pratiqué par pratiquement tous les mammifères, proies comme prédateurs.

Le cinéma d'horreur recense des dizaines d'années d'études et d'analyses minutieuses des éléments déclenchant la peur. Les stimuli déclencheurs clés identifiables et qui sont largement utilisés par l'industrie sont:. L'avantage évolutif du déclenchement de la peur par ces stimuli est évident. Le déplacement par saccades est causé par la trajectoire dynamique d'attaque du prédateur laissant croire que celui-ci est un point fixe. Pour la proie, le prédateur semble se déplacer par bonds sur la ligne de visée entre elle et le point où le prédateur fut aperçu pour la dernière fois [ 66 ].

L' obscurité induit l'anxiété qui est une forme de peur non-spécifique, l'attention n'étant pas concentrée sur un objet particulier mais diffuse. Rares sont les jeunes enfants qui échappent à la peur du noir et elle est habituelle, même chez l'adulte. Cette augmentation de l'anxiété est également un mécanisme inné de protection contre les prédateurs. Il est nécessaire d'être plus vigilant à l'environnement attention diffuse la nuit pour remarquer un prédateur tapi dans l'ombre.

Ici encore, l'avantage évolutif du déclenchement de la peur par ce stimulus est évident. Un stimulus déclencheur clé de la peur dans le contexte de l'obscurité est la présence soudaine de deux yeux luisants dans le noir. Se trouver en hauteur produit une forme d'anxiété semblable à celle produite par l'obscurité. Ici aussi, l'avantage évolutif d'une augmentation de la vigilance par ce stimulus est évident. La peur se transmet d'individu en individu et peut, à son paroxysme, déclencher une panique de foule.

Les réactions de peur comme le sursaut, l'expression faciale de la peur ou le tremblement de peur sont également des stimuli clés largement utilisés dans le cinéma d'horreur.

La première raison d'être du comportement animal est de permettre à celui-ci de maintenir son intégrité physique et d'éviter de mourir [ 56 ]. L' hématophobie et la peur panique des blessures avec épanchement de sang vont souvent de pair. Selon l'OMS, cette affection arrive au troisième rang des phobies les plus communes après celles des animaux et du vide [ 67 ]. Il n'est donc pas difficile de comprendre pourquoi la simple vue d'une personne se faisant estropier ou tuer peut déclencher une peur panique incontrôlable.

Les films d'horreur usent abondamment de scènes de démembrement et de tueries sanglantes. Les animaux sociaux excluent habituellement les animaux malades possédant des altérations visibles de leur pelage , plumage ou cuir. De même, la parade nuptiale oblige souvent l'animal à exposer les parties cachées de son corps, ceci étant un moyen efficace pour le partenaire de vérifier la présence d'anomalies. Chez les chimpanzés, Goodall décrit que ceux-ci rejettent violemment les membres du groupe déformés par la poliomyélite , ce comportement pouvant entrainer une mise à mort [ 69 ].

Chez l'humain, la promiscuité provoquée par la civilisation a accéléré l'éclosion de nombreuses épidémies et a certainement contribué, par voie de sélection naturelle, au développement de cet instinct.

Depuis l'aube de la civilisation, l'humain isole ou exclut les malades, comme simplement les léproseries [ note 6 ]. La présence d'anomalies comme les verrues ou les grains de beauté proéminents était utilisée comme critère par les inquisiteurs pour déterminer si une femme était une sorcière.

De même, les films d'horreur regorgent de personnages difformes: Chez l'humain, il y a également la peur de la maladie mentale comme les psychoses délirantes chroniques telle la mégalomanie ou la psychopathie sadique représentées, au cinéma, par les savants fous aux rires graves et tonitruants, et les tueurs en série ou sorcières perfides aux rires aigus et nerveux.

Toute forme incompréhensible, comme une branche dans l'ombre ou dans le brouillard déclenche de l'anxiété et notre attention tente par tous les moyens de résoudre l'énigme phénomène de l'inquiétante étrangeté. Cette réaction est normale, en cas de doute sur le danger, il vaut mieux s'abstenir et il est aisé de comprendre l'avantage évolutif de cette crainte. De même, des manifestations de l'inconnu sont courantes dans le cinéma d'horreur: Pour Irenäus Eibl-Eibesfeldt , le mécanisme de rejet des malades et des comportements étranges s'inscrivent dans un instinct global de rejet des marginaux: Le terme instinct de reproduction dissimule, en fait, un grand nombre de comportements instinctifs différents qui conjointement permettent la reproduction de l'animal.

Il peut y avoir: Si les premiers animaux pélagiques n'avaient qu'à déposer leurs gamètes ovules et sperme dans l'eau pour réaliser l'accouplement, la création de couples et l'élevage des petits nécessita l'apparition de comportements altruistes alors inexistant dans la nature. Ces nouveaux comportements, pour exister, durent trouver un moyen d'inhiber ou de détourner le seul comportement interindividuel existant à l'époque: C'est ainsi qu'apparurent un ensemble de stimuli clés permettant d'inhiber l'agression des parents envers la progéniture.

Chez les animaux supérieurs, il s'agit essentiellement de certaines proportions de la face face plate, front bombé, grand yeux et une tonalité nettement plus aigüe des cris. Si les soins parentaux prodigués par un parent seul permet d'augmenter le nombre de petits atteignant la maturité , le couple décuple cette réussite en partageant les tâches de protection des petits et de recherche de nourriture.

Un taux de prédation élevé et une grande difficulté d'approvisionnement en nourriture favorisent également la création des espèces familiales.

La création du comportement de formation du couple se trouva confronté au même problème d'agression interindividuelle que celui de l'élevage de la progéniture , il fallait inhiber l' agression ou la détourner. Beaucoup d'espèces réutilisent les mécanismes inhibiteurs de l'agression inventés pour les soins parentaux entre les conjoints, d'autres préfèrent réorienter cette agressivité vers un ennemi commun, mais, en général, ils combinent ces deux types de mécanisme.

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