Imperial Cleaning

Où vit le chef étoilé Guy Martin ?

Fu decisivo anche nella vittoria per 4 a 3 sul Liverpool nel Charity Shield , segnando una tripletta. Il faut une puissance de feu incroyable pour avoir une petite chance de survie.

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DF11 MEGAPACK

Simmons devient alors un guerrier aux pouvoirs surnaturels: Mais entretemps, Wanda a refait sa vie avec Terry Fitzgerald, le meilleur ami de son défunt époux 1. Sur le fond, difficile de dire à quoi ressemble exactement Spawn , si ce n'est à une production protéiforme qui tergiverse entre le film fantastique, de science-fiction et d'action hétéroclite.

En revanche, sur la forme, le métrage s'apparente à une publicité à peine dissimulée de la console Playstation première version. En effet, cette pellicule hideuse et ordurière contient toute une pléthore de cinémathèques réalisées en images de synthèse joliment surannées. Ainsi, chaque incursion du super-héros dans les limbes de l'enfer se solde systématiquement par l'apparition d'une créature dolichocéphale et par une sorte de salmigondis horrible et indescriptible.

Rarement, une adaptation de comics aura affiché une telle laideur sur un écran de cinéma. Même le générique de Spawn dénote par sa trivialité via une musique techno ou metal, des flammes et une voix-off des plus roturières. Mais ce qui agace le plus dans cette production licencieuse, c'est son indéniable potentiel. A l'aune du synopsis, difficile de nier le charisme de ce super-héros surgi des ténèbres.

Spawn se démarque des super-héros habituels par ses pouvoirs pharaoniques. Mais le justicier taiseux et taciturne considère ses pouvoirs comme une tare et même comme une malédiction. Tout d'abord conçu comme un simple film de vengeance, Spawn dérive prestement vers le drame familial.

Présenté comme le grand guerrier de l'Armageddon, Spawn se transmute subrepticement en défenseur de la veuve et de l'orphelin, et même en soigneur de cabot Dans cette chienlit cinématographique, Michael Jai White est franchement à la peine.

Bilieux, le comédien passe la plupart de son temps à gémir et à pousser des cris d'orfraie. Au grand dam de l'interprète, le reste du casting ne fait pas beaucoup mieux. Il faudra notamment supporter les facéties pétomanes d'un John Leguizamo en mode cabotinage.

Certes, on relève çà et là quelques effets visuels et maquillages plutôt réussis. Par exemple, un certain soin a été prodigué à l'armure de Spawn et à certaines armes polymorphiques. Mais pour le reste, Spawn est au mieux une catastrophe ambulante qui ne parvient même pas à transcender un scénario prosaïque.

On comprend mieux pourquoi cette adaptation cinématographique a autant courroucé son principal démiurge. Pourtant, par sa laideur, sa candeur et son aspect amphigourique, cette production écervelée dégage curieusement un charme indicible, celui d'un nanar décrépit devant lequel on préférera s'esclaffer.

Après un éboulement au fond d'une mine en Pennsylvanie, Ralph Burton attend des secours qui n'arrivent pas et finit par se libérer seul des décombres. De retour à la surface, il découvre que toute trace de vie humaine semble avoir disparu après le passage d'un nuage radioactif. En route pour New York, il traverse des avenues désertes, s'organise et récupère ce dont il a besoin dans les magasins, tirant derrière lui un chariot au pied des gratte-ciels abandonnés Est-il vraiment le seul survivant de l'humanité?

Le film post-apocalyptique est le genre en vogue chez les passionnés de SF. Témoins d'une humanité en déshérence, fréquemment condamnée par sa folie l'ayant fait plonger, ce genre de sujet est propice à une réflexion de tout premier ordre.

Bien avant les oeuvres contemporaines telles que La Route ou Snowpiercer , d'autres cinéastes se sont intéressés à ce style crépusculaire. Sydney Salkow et Ubaldo Ragona ont été pris d'admiration pour le roman Je suis une Légende qu'ils transposèrent en film en , voyant un remake très controversé avec Will Smith sorti en Il serait inutile de citer tous les autres exemples de pellicules ayant pour trait la destruction d'un monde.

Sans en aucune manière que ce soit être un spécialiste de pointe, je vais parler aujourd'hui d'un des premiers films du genre. Peu cité par les profanes, il jouit pourtant d'une flatteuse réputation dans le milieu cinéphile à un tel point qu'il est admis comme classique de la science-fiction.

Le Monde, La Chair et le Diable. Titre complexe pour un film tout aussi complexe dans son analyse mais nous y reviendrons par la suite. Il est une adaptation d'un roman d'anticipation de de M. Il y est question de la destruction de la Terre par une couche de gaz empoisonné. Un seul rescapé dénommé Adam tentait de survivre.

Le film remporte des critiques flatteuses à sa sortie et ira jusqu'à bénéficier d'un simili-remake néo-zélandais par Geoff Murphy nommé Le Dernier Survivant qui n'en serait pas une adaptation officielle. Quelque part, le film d'aujourd'hui peut être vu comme un précurseur du style ayant influencé de nombreux réalisateurs.

Il ne faudra pas plus de quelques mois pour que sorte par la suite Le Dernier Rivage par Stanley Kramer où il était question d'un hémisphère nord détruit par la guerre atomique à l'exception de l'Australie où tentaient de survivre quelques hommes épargnés.

Ayant toujours eu, dès mon plus jeune âge, un entrain inouï pour le post-apocalyptique, cette oeuvre ne pouvait échapper à mon oeil avisé. Ayant mûri plusieurs années, comme des centaines et des centaines de films attendant toujours impatiemment leur tour, l'heure fut enfin venue pour lui de sortir de sa couche de poussière pour être visionné.

Difficile que de ne pas susciter la curiosité du spectateur à la lecture du synopsis, sauf aux réfractaires extrêmes du noir et blanc. Histoire simpliste mais diablement efficace. Un mineur se retrouve pris dans un éboulement et en survit miraculeusement. Coincé dans un cloaque à l'atmosphère suffocante on évitera de tiquer sur le manque d'oxygène bizarrement absent , il attend plusieurs jours en vain car personne ne semble se soucier de lui.

Etait-ce une bonne idée pour lui que de remonter par ses propres moyens? Car c'est pour retrouver une ville plongée dans le silence le plus oppressant. Rapidement mis au courant des informations, il apprend que des tensions internationales ont provoqué l'explosion dans l'atmosphère d'un missile contenant un isotope mortel de sodium. Substance nouvelle et surtout mortelle, aucune protection ne peut contrer ses effets dévastateurs.

Le nuage resta cinq jours dans l'atmosphère tuant toute personne ayant eu la bonne idée de se retrouver en surface. Mais sont-ils vraiment morts? Un journal mentionnait des millions de personnes fuyant les grandes villes mais pour aller où? Sont-elles réellement mortes ou sont-elles planquées dans des bunkers sous-terrain, des chambres de confinement? En attendant, le dénommé Ralph Burton tente d'émettre un message radio à ondes courtes pour détecter d'autres survivants Son ascension dans la ville désertique apparaît comme un périple existentiel.

Dépourvu de toute aide, de tout lien social, il est perdu dans l'immensité d'une ville où MacDougall se plaira à jouer sur les perspectives afin de renforcer encore plus la solitude de Ralph. L'immensité des gratte-ciels écrase la petitesse du héros apparaissant comme une victime d'un monde nouveau hostile.

Inévitablement, la chute mentale commence à s'amorcer. Entrant dans une boutique de vêtement, il ressort deux mannequins à qui il attribuera un prénom et avec qui il tentera de parler comme pour restaurer un semblant de tissu social, en vain car il n'est ni plus qu'un ersatz de lien, un néant originel. Dévasté par la solitude et la tristesse, il tente de façonner à ses envies la rue où il loge pour se rassurer.

Sa rencontre avec une survivante, Sarah Crandall, va alors tout changer. Il a enfin un lien social qu'il va pouvoir forger, tandis que celle-ci le croit fou dans un premier temps. Un rapprochement commencera à se faire et ils vivront une relation tendancieuse, ambiguë que nous ne pouvons juger comme platonique tant elle est difficile à définir.

La raison principale tiendra que, à l'époque, une histoire d'amour entre personnages de couleurs différentes était controversée. Malgré les tentatives de convaincre la production, rien n'y fera. La chasteté involontaire déclenchera des incohérences que les critiques libérales dénoncèrent. Il est vrai que ce point ne sera pas en faveur de la qualité globale, indépendamment de la volonté de MacDougall.

On se permettra donc de fermer les yeux là-dessus au vu de la pensée arriérée de jadis. Le Monde, La Chair et Le Diable ne fait que confirmer ce leitmotiv du tissu social garant de la stabilité psychologique de tout un chacun. Une telle absence aurait fini tôt ou tard par déboucher sur un suicide envisageable. Ainsi, le "couple" flirte et batifole, il est requinqué d'un bonheur désespéré mais toujours avec ce spectre de jadis.

Pourtant, l'épanouissement ne sera pas non plus total. MacDougall ne put s'empêcher de dénoncer le racisme d'alors, dénaturant la société, alors étriquée dans son carcan étroit de pensées immorales.

Reste que le racisme n'est pas seulement dénoncé mais également le bellicisme des gouvernements, qui ne font preuve d'aucun humanisme envers leurs semblables. Réquisitoire accablant contre la guerre et, bien sûr, l'armement nucléaire, il souligne à quel point l'humain peut en venir à s'autodétruire lui et tout ce qu'il a fini par construire.

Si le scénario est posé dans sa première et deuxième parties, les choses vont se gâter lorsque apparaîtra un marin, rescapé du chaos. Désormais, il y a deux hommes pour une seule femme. Un seul pourra bénéficier du plaisir de la chair. L'apparition des pulsions primitives va prendre le pas sur l'entraide et si Ralph Burton se montrera plus distant et timoré dans ses actes, ça ne sera pas le cas de Benson Thacker.

Persuadé qu'il joue un jeu manipulateur, il exigera que Ralph quitte la ville où il devra en répondre de ses actes face à la bouche du canon.

La menace pèse, Ralph représente un obstacle et seule sa mort permettra à Benson de filer le bonheur avec Sarah. Véritable film féministe vilipendant le manque de discernement et les pulsions de mort du sexe masculin, seule Sarah représente la réelle civilisation. L'atmosphère hostile ne quittera jamais le récit et tendra à s'intensifier dans sa dernière partie.

Ces trois personnages ayant les traits de fourmis dans un New York, quatrième personnage à part entière, possédant une réelle âme. Elle sera une vedette à part entière où ses lieux cultes tels Time Square, le George Washington Bridge ou la 5ème Avenue seront représentés.

Le film se suit bien sans que l'on ne regarde trop sa montre mais on ne pourra s'empêcher de ne pas être totalement conquis par un scénario en dent-de-scie.

Les impressions d'un récit sans développement dans sa seconde partie, des zones floues sont là. Si l'on apprécie à merveille le sort inconnu du reste du monde, on aurait aimé un peu plus d'explications sur les conséquences du drame.

L'intensité de la première partie va donner lieu à une seconde partie beaucoup plus conventionnelle avant de, à nouveau, retrouver cette grande intensité. Un oscilloscope scénaristique qui ne sera pas du goût de tout un chacun. Pourtant, comme je dis, l'ennui n'est pas présent car il subsiste toujours cette accroche d'une Terre désolée. Avec l'idée de représenter un New York vidé de sa substance, un point d'importance concernant l'esthétique devait irrémédiablement en découler.

Fort heureusement, MacDougall s'en sort avec les honneurs avec tous ces plans réfléchis écrasant les personnages. La caméra offre de superbes paysages sur la ville. Les décors ont une vraie âme. Afin de coller au mieux au réalisme, l'équipe technique dut avoir recours à des moyens drastiques. Pour ne pas user de trucages, ils investissaient, dès l'aube, et durant plusieurs jours, le quartier de Wall Street, tournant entre 4h30 et 6 heures du matin avant que la ville ne se réveille.

Parallèlement, ils ont pu obtenir l'autorisation des autorités policières d'interrompre la circulation automobile. La mairie de New York a accepté de ne pas utiliser ses éclairages, de même que les commerçants, qui ont consenti à éteindre leurs enseignes lumineuses durant les prises de vue.

Un boulot faramineux, de qualité. Seul point me faisant tiquer: Après plusieurs mois, la nature commence logiquement à réinvestir les lieux. Or, tout semble lisse, comme si du RoundUp en masse avait été balancé dans tout New York. Un peu dommage car le réalisme aurait vraiment été poussé à son maximum. Au niveau du son, Miklós Rózsa a fait de l'excellent boulot, amplifiant cette ambiance de fin du monde.

Enfin, l'interprétation des acteurs est d'excellente qualité. L'acteur et chanteur Harry Belafonte peut exercer ses deux talents.

Le film lui permet de chanter trois titres sur des airs de calypso, genre musical qu'il a lui-même inventé. Inger Stevens incarne aussi très bien son rôle, bien qu'elle puisse parfois naître ce côté "casse-couille".

Enfin, Mel Ferrer , dans son regard noir, est au sommet. On peut forcément reconnaître Le Monde, La Chair et Le Diable comme un film de SF de qualité certaine, ayant beaucoup de choses à offrir au spectateur, notamment dans son réquisitoire contre le racisme et les conflits mondiaux. En remettant le film dans son contexte d'époque, il n'est guère étonnant qu'il marquât le monde alors plongé en pleine Guerre Froide, en pleine course à l'armement et sa hantise de la bombe atomique.

MacDougall traduit les peurs sur grand écran d'un tel désastre avec brio, tout en se permettant l'analyse sociologique d'un homme confronté à la solitude, le faisant sombrer dans ses bas instincts. Dans un monde déserté, l'envie de la chair transformera les hommes en diables.

Cependant, tout n'est pas non plus parfait. Le scénario n'a pas le développement le plus efficace qui soit et il y a un manque de réalisme dans l'évolution des décors au cours du temps. Deux points qui plombent quelque peu la séance d'un film qui, à défaut d'être un chef d'oeuvre, peut se voir comme un film tout à fait recommandable pour passer une bonne soirée. Si son propos fut, à la fin de la Guerre Froide, quelque peu désuet, les événements actuels ont le mérite de nous faire réfléchir sur le devenir du monde.

Alors que les USA et la Corée du Nord se livrent régulièrement à des jeux de tension pour montrer qui a le kiki le plus gros et le plus dur et que le cas de l'Iran fait polémique, l'ombre atomique ne fait que s'ancrer dans la conscience collective. Pris de plein fouet dans un monde où les rapports de force, guérillas et autres luttes sont toujours aussi tenaces, pourra-t-on envisager, un jour, de voir l'ombre se transmuer en réalité atomique et avec elle Le Monde, La Chair et Le Diable , un reflet immuable d'un monde futur désolé?

Un documentaire sur les profondes et néfastes mutations qui ont cours depuis quelques années sur le marché de la vidéo pour adultes. En vérité, le terme même de pornographie date du siècle des Lumières et désigne tout ce qui a attrait à la prostitution. Par la suite et avec la naissance du noble Septième Art, la pornographie va s'étendre pour se parer d'une représentation explicite des actes sexuels.

Pourtant, la pornographie va mettre du temps à inscrire son monogramme dans les mondes cinématographiques et télévisuels. Avant son ascension durant les années , les spectateurs hébétés doivent se rendre dans des salles indépendantes, voire "illégitimes", pour assister à des petites vidéos illicites dans lesquelles il est question d'onanisme, au pire de fellation le plus souvent des cunnilingus, voire des actes de buccogénitalité.

Pour l'univers pornographique, il faudra faire preuve de longanimité et patienter jusqu'à l'orée des années pour atteindre sa véritable quintessence.

Son essor est légitimé et acté par la révolution sociologique, culturelle et sexuelle qui émaille nos sociétés occidentales durant les années A l'époque, la distinction entre érotisme et pornographie est encore ténue, voire cachectique. Par ailleurs, la majorité des productions pornographiques se parent d'une dimension sensuelle, mélangeant allègrement triolisme, candaulisme, saphisme et échangisme, le tout corseté par la découverte des plaisirs érotiques, et en particulier du désir.

Les mouvements féministes s'affinent, s'affirment et réclament l'appropriation du désir masculin. L'orgasme devient alors le point culminant de la félicité sexuelle, pour le plus grand bonheur des gentes féminines et masculines.

Sur la forme, la plupart des productions pornographiques s'apparentent à d'immenses fantasmagories orgiaques qui mettent en exergue des couples sur le chemin de la béatitude sexuelle. Avec l'arrivée du support vidéo, en particulier la vhs durant la décennie , l'univers pornographique connaît encore de nouvelles mutations. Cette fois-ci, la pornographie devient un marché en pleine expansion, à la fois disponible et visible dans l'univers commercial.

En outre, c'est surtout l'arrivée inopinée d'Internet et des réseaux sociaux qui vont marquer une rupture fatidique et rédhibitoire. Tel est le constat amer du documentaire intitulé Pornocratie - Les Nouvelles Multinationales du Sexe , et réalisé par Ovidie en Certes, la trentenaire officie à la fois en tant que réalisatrice, productrice et journaliste.

Pendant longtemps, elle va militer pour le port du préservatif sur les tournages de films X. Corrélativement, la comédienne a toujours refusé la pratique de la sodomie. En outre, Ovidie compte déjà plusieurs documentaires et reportages à son actif.

Les thuriféraires de la réalisatrice citeront aisément Rondes et sexy , Rhabillage et A quoi rêvent les jeunes filles A travers ces documentaires sulfureux, Ovidie vilipendait et tançait déjà un marché pornographique sous le joug du capitalisme et de ses corolaires. A l'aune d'un consumérisme forcené, comment les jeunes éphèbes et même les adultes peuvent-ils concevoir l'évolution de leur sexualité? Quelle est notre représentation du corps dans une société hédoniste qui vante sans cesse la performance, les prouesses et la jouissance sexuelle en un temps record?

En l'espace d'une vingtaine d'années, Ovidie a découvert les écueils, les carences et surtout les travers du milieu du hard, ainsi que son évolution vers des stratosphères peu scrupuleuses.

Désormais, l'industrie du hard appartient aux multinationales lucratives. Conjointement, la pornographie évolue aussi vers une forme d'uberisation, une mutation rendue possible grâce à l'arrivée impromptue des smartphones et des nouvelles technologies. Telle est, par ailleurs, l'exégèse de Pornocratie - Les Nouvelles Multinationales du sexe. Si certains chiffres donnent le vertige puisque plus d'un milliard de pages pornographiques sont visionnées chaque jour sur Internet, les sociétés de production sont au plus mal.

Leur nombre s'est multiplié de façon irraisonnée. Nombre d'entre elles mettent la clef sous la porte dans des délais de plus en plus courts. De leur côté, les actrices subissent des conditions de travail toujours plus abjectes. Les difficultés économiques engendrent maintes souffrances humaines. Comment fonctionne aujourd'hui cette industrie aux sombres facettes trop souvent occultées? C'est ce que tente d'expliquer cette enquête ponctuée de témoignages 1. Autant l'annoncer de suite.

A travers Pornocratie , Ovidie n'épargne nullement l'industrie pornographique. Un oxymore pour une réalisatrice issue de cet univers aux multiples collatéraux. A contrario, l'ancienne actrice sait de quoi elle parle. Ses saillies n'ont rien d'un simulacre. La réalisatrice milite avec loyauté pour le retour de cette pornographie de naguère, celle qui pouvait s'enhardir de quelques figures proverbiales.

Désormais, sous l'aval d'internet et de sites totalement gratuits et accessibles au public entre autres, Xhamster, Xvideos, Pornhub et YouPorn , il est aisé, pour n'importe quel quidam, de naviguer sur des plateformes proposant des saynètes sexuelles à caractère extrême.

La pornographie compte de moins en moins de stars ou de têtes de gondoles qui écument parfois certains festivals. Acteurs et actrices sont finalement interchangeables.

Les génériques des films ou des vidéos mentionnent à peine leurs noms, quand ce ne sont pas des cryptonymes factices. Peu importe finalement puisque ces performeurs performeuses Certains tournages s'échelonnent sur des durées de 18 heures par jour, ce qui requiert une certaine adaptation pour les actrices.

De surcroît, ces dernières doivent s'abreuver de produits souvent illicites voire nocifs pour supporter certaines positions fantaisistes. La performance engendre le trash et l'extrême.

Mais un tel asservissement est aussi le nouvel apanage de spectateurs satyriasiques. L'industrie pornographique est donc à la recherche de cette actrice capable de supporter trois, voire quatre pénis ithyphalliques s'acheminer dans ses cavités uro-génitales. Et peu importe, encore une fois, si de telles pratiques dérivent ponctuellement vers l'hémoglobine, les coups de semonce, voire les maladies sexuellement transmissibles MST. Depuis quelques années, l'industrie pornographique constate le grand retour de la syphilis.

Mais une telle réminiscence se doit d'être habilement camouflée, tue et dissimulée. Certains acteurs et certaines actrices à la dérive falsifient leurs tests et leurs examens biologiques pour sévir et oeuvrer sur les tournages. En résumé, la pornographie est désormais moribonde. Paradoxalement, l'industrie n'a jamais été aussi prospère et pérenne. Un nouvel oxymoron qui semble être le nouveau leitmotiv d'une oligarchie à l'identité curieusement énigmatique.

Telle est la rhétorique de la dernière section du documentaire, justement intitulée "La pieuvre tentaculaire". Certes, le documentaire d'Ovidie n'épargne personne et cogne si j'ose dire Hélas, à moins d'être peu féru en la matière, Pornocratie ne nous apprend pas grand-chose.

A vrai dire, on le suspectait et même on le subodorait depuis belle lurette. Via l'avènement de YouPorn et de ses nombreux prosélytes, le marché pornographique a falsifié et même exhumé le désir au nom d'un consumérisme béat et illimité. Difficile de lutter contre ce marché exponentiel, à moins justement de ranimer cette flamme, celle qui jadis était cette distinction entre le phallus et le fascinus, une dichotomie archaïque décrétée depuis des millénaires par les sociétés gréco-romaines et que l'eudémonisme a décidé arbitrairement d'éteindre.

L'action se déroule en , à Montauban. Le chirurgien Julien Dandieu y mène une vie paisible avec sa femme, Clara, et leur fille Florence. Cependant, l'invasion allemande ne peut le laisser indifférent: Une semaine plus tard, ne supportant plus l'absence des siens, Julien rejoint sa famille pour découvrir, avec effroi, que les Allemands ont déjà semé la terreur dans le village Pour ceux et celles qui suivent régulièrement l'actualité de ce blog soit quatre personnes dans le monde Ce registre cinématographique ratifiera son acte de naissance durant les années via plusieurs productions proverbiales.

Le cinéma français tentera lui aussi de s'immiscer dans ce style radical, virulent et comminatoire, mais avec beaucoup plus de frilosité. Serge Leroy réalisera La Traque en qui, par certaines assonances, n'est pas sans rappeler Les Chiens de Paille Sam Peckinpah, , une autre référence proéminente. Hélas et à tort, le film de Serge Leroy reste confiné dans les affres des oubliettes. En contrepartie, notre cinéma hexagonal peut s'enorgueillir d'afficher un vrai classique du vigilante movie. Le Vieux Fusil , réalisé par les soins de Robert Enrico en Evidemment, la simple évocation de ce long-métrage peut prêter à esquisser un petit rictus imbécile tant la date de sortie de ce drame paraît joliment surannée.

Pourtant, sur la forme comme sur le fond, le film de Robert Enrico n'a rien à envier aux références les plus érubescentes. Le Vieux Fusil est un film éminemment violent. A ce titre, difficile de comprendre l'interdiction aux moins de 12 ans. A minima, une interdiction aux moins de 16 ans nous paraît beaucoup plus idoine. Quant à Robert Enrico, le scénariste et réalisateur français a débuté sa carrière cinématographique durant les années Les laudateurs du metteur en scène notifieront des films tels que Les Grandes Gueules , Les aventuriers , Boulevard du Rhum , Au nom de tous les miens , ou encore La Révolution Française parmi ses réalisations les plus populaires.

Le Vieux Fusil reste évidemment son long-métrage le plus véhément. Pour l'anecdote, le film " est librement inspiré d'un fait historique réel. Excédée par les harcèlements des résistants français qui font tout pour freiner sa progression, elle sème la terreur et la mort sur son passage. Alors que l'été approche, l'armée d'Hitler a connu plusieurs défaites cinglantes sur le front russe.

C'est donc une armée agonisante et tétanisée qui revient vers la capitale allemande Berlin , au grand dam d'un Hitler courroucé. Le chancelier a bien compris que ses rêves de gloire, d'ascension et d'éternité étaient voués à péricliter, vaincus par l'Alliance et par les efforts conjugués des Anglais, des Russes et des Américains. Avant de disparaître dans la pénombre, l'Allemagne nazie se doit d'exterminer, de massacrer et de mutiler quelques communautés de passage.

Tel est le témoignage, voire le brûlot eschatologique laissé par Le Vieux Fusil. Inutile de préciser que le film a largement estourbi les persistances rétiniennes en son temps.

Même encore aujourd'hui, le métrage de Robert Enrico reste un véritable parangon dans le cadre du cinéma en général et du vigilante movie en particulier. A l'origine, le rôle du chirurgien Julien Dandieu devait être confié à Lino Ventura, un comédien avec lequel Robert Enrico avait déjà collaboré à moult reprises, notamment dans Les Grandes Gueules, Les Aventuriers et Boulevard du Rhum trois films précédemment mentionnés.

Mais l'acteur, ulcéré par la violence de la trame narrative, refuse d'endosser le rôle principal. C'est Philippe Noiret qui écope finalement des oripeaux de ce médicastre aux intentions bellicistes et vindicatives. Le Vieux Fusil a évidemment divisé les critiques, pour le moins dubitatives, au moment de sa sortie.

Pour certains avis sarcastiques, le film de Robert Enrico constitue au mieux une variante d' Un Justicier dans la Ville , à la seule dissimilitude que les belligérances prennent fait et forme durant la Seconde Guerre mondiale. A contrario, Le Vieux Fusil culminera dans les salles françaises et se soldera par un succès commercial, engendrant plus de 3 entrées ; une vraie performance pour un vigilante movie à la française!

De surcroît, Le Vieux Fusil s'arrogera plusieurs récompenses éminentes, entre autres le César du film, le César du meilleur acteur pour Philippe Noiret et le César de la meilleure musique originale pour François de Roubaix.

Certes, Le Vieux Fusil compte désormais presque 45 années au compteur. Pourtant, contrairement à Un Justicier dans la Ville et aux autres vigilante movies sorties durant les décennies et , le film ne souffre d'aucune obsolescence et pour cause Toute l'intelligence de Robert Enrico est d'amorcer la violence à un contexte historique nimbé par les martialités, la vengeance expéditive et le nazisme.

Sur ce dernier point, certains contempteurs et esprits chagrins ne pourront y déceler qu'un vigilante movie prosaïque qui conte l'entreprise meurtrière d'un chirurgien en dissidence contre l'ennemi nazi. En outre, Le Vieux Fusil n'est pas seulement une parabole, voire une hyperbole, sur la thématique - toujours spinescente de la vengeance expéditive.

Le film n'est pas seulement - non plus - une allégorie sur nos pulsions reptiliennes et archaïques. Le Vieux Fusil , c'est avant tout le portrait d'un homme qui a tout perdu et qui devient le témoin malgré lui C'est sûrement pour cette raison que Robert Enrico procède essentiellement par flashback. En résumé, le cinéaste opère une véritable dichotomie entre le Julien Dandieu avant le massacre de sa femme et de sa fille et celui qui va naître à postériori.

Ce Julien Dandieu atrabilaire n'est plus qu'un animal totalement décharné et déshumanisé. Pour répondre aux Allemands, l'homme se munit d'un fusil et extermine ses bourreaux un par un ; jusqu'à prendre un lance-flammes ; une saynète qui répond au meurtre effroyable de son épouse. La vengeance appelle la vengeance et vice versa. Elle est incoercible, intangible et inextricable.

Point de porte de sortie pour Julien Dandieu. Même le prologue final s'achève sur un cet état d'alanguissement et de neurasthénie mentale. Une fois dépêché dans le village censé abriter et sécuriser sa famille, le chirurgien ébaubi assiste à toute une pléthore d'exécutions dans les églises. Hommes, femmes, vieillards et enfants Les "nazillards" ne font pas de prisonnier. Mais même la vengeance n'éteint pas la douleur. Certes, Dandieu punira et exécutera sommairement ses tortionnaires. Que restera-t-il de cette boucherie massive?

Quelle morale retiendront notre Histoire et notre travail de Mémoire de tous ces crimes abominables? Autant de questions posées en filigrane par un Robert Enrico circonspect. A toutes ces introspections, point de réponse si ce n'est une conclusion amère qui se parachève sur une réminiscence à caractère euphorique Julien Dandieu, sa femme et sa fille qui se promènent en bicyclette Dans un paysage dévasté, Karrer vit depuis des années coupé du monde, passant son temps à contempler des bennes qui disparaissent dans le lointain et à errer sous une pluie incessante.

Ses seuls liens sociaux sont un bar " Le Titanic ", où il échoue chaque soir, et son patron, Willarsky. Attiré par une chanteuse qui s'y produit, il s'arrange pour la séduire. Mais les élans affectifs des personnages sont changeants et leurs sentiments provoquent entre eux des conflits et des rapprochements désespérés. Karrer est le grand perdant de cette histoire. Son calvaire ne le conduira pas vers la rédemption, mais vers une solitude absolue où il se fondra dans la désolation du décor.

Avant de s'enfiler la corde autour du cou après avoir lu le synopsis, permettez-moi quand même de faire honneur à ce film en le chroniquant.

Aaaah le cinéma hongrois Cinéma bien difficile d'accès, symbole de cinéma élitiste assez mal connu. Bien éloigné de l'aseptisation grandissante de nos contrées occidentales toujours soumises au dogme du divertissement aliéné. Au sein de ce Septième Art d'Europe de l'Est, un homme, un cinéaste reconnu internationalement. Un cinéaste qui ne fait pas dans la demi-mesure, ne cessant de créer le débat chez deux franges de cinéphiles le qualifiant soit de génie, soit d'imposteur.

Drôle de bonhomme au style d'une austérité légendaire à même de déstabiliser le cinéphile le plus endurci, il a une vision typiquement à l'opposé de la pensée hollywoodienne. Pas de séquences épileptiques à outrance, de manichéisme, d'intrigue téléphonée ou d'habituels clichés. Sa vision porte sur le pessimisme confiné dans un néant existentiel où tout semble perdu.

Classé 13ème, selon The Guardian, parmi les 40 meilleurs réalisateurs contemporains, il est de ceux qui aura marqué au fer rouge le cinéma en dépit d'une productivité plutôt faible. Si son début de carrière, excepté les court-métrages, est plus énergique, le temps de réalisation va succéder à la rapidité.

Il s'agit de se concentrer sur l'atmosphère et c'est en cela que nous retrouverons des temps d'attente entre deux long-métrages de 3 ans, 4 ans, 6 ans, 7 ans. Par le passé, le blog a affirmé son intérêt pour Béla Tarr. Vient maintenant s'ajouter Damnation se voyant comme une rupture dans la filmographie du réalisateur.

Almanach d'Automne sera son dernier film en couleurs et avec lui, une refonte de son style qui s'axera sur le contemplatif. Souvent comparé à Tarkovski , il partage une différence de taille avec lui en optant pour la carte du pessimisme, alors que le russe préférera l'optimisme. Damnation sera aussi le premier volet de son triptyque comprenant Satantango et Les Harmonies Werckmeister. Trois oeuvres encensées à l'international, confirmant l'érudition de son auteur.

Pour vous raconter une petite histoire avant de débuter la chronique, fut un temps où je voyais bon nombre de cinéastes comme des types chiants faisant des films chiants. On découvre Tarantino, Kubrick, Scorsese etc, etc Ma curiosité d'aujourd'hui était bien loin de celle d'il y a quelques années.

Kurosawa était un de ceux, au début, envers lesquels j'étais hostile. Il n'a pas, cependant, fallu beaucoup de films pour l'ériger parmi mes cinéastes préférés. C'est le même schéma. Pierrot Le Fou est dans mon top Tarkovski dont mes à priori à son égard fulminaient par dizaines vit Andreï Roublev se hisser parmi mon top Un cran au-dessus encore arriva Béla Tarr et le résultat? Les Harmonies Werckmeister aussi propulsée dans mon top Maud LC, née en , est une artiste plasticienne et designer.

Grâce à son approche sensible et technique à la fois il travaille pour des sociétés tel que Salomon, Opinel, Symbiosis, Millet, Petzl, Béaba ou Décathlon.

Maud LC, born in , is a visual artist and designer. Her approach is to create harmony through the search for balance. The artist opens a reflection on our ways of life and our relation to the landscape.

For the artist, the design must be: In , Alexis Tricoire created the agency Tricoire-design. From then on, a new turning point in his career began, thanks to which he returned to one of his first passions: There followed several projects, including a club-restaurant in Brussels, an experimental platform for the Lycée horticole de Caen and an exhibition at the Jardin des Tuileries in June All these projects are opportunities to invent new objects and installations that promote a qualitative and differentiated integration of the plant in an urban environment.

He likes to offer a transversal vision of design by opening to fields as diverse as furniture, sports accessories. Thanks to his sensitive and technical approach he works for companies such as Salomon, Opinel, Symbiosis, Millet, Petzl, Beaba or Decathlon. He is a passionate musician, he is eager to reveal the soul of the products on which he intervenes by finding the Rhythm or vibration specific to each object, but its empathic approach is first centered on usage and tends to make the product obvious.

He developed a personal approach around a work of constant experimentation of the matter. Between art and design, he is interested and questioned in his work the narrative and social part contained in the objects of our daily life.

Filtrer le mobilier urbain par:. Décocher les filtres Fermer les filtres Afficher les filtres. Pour tous vos projets sur-mesure: Débutants ou confirmés le départ pour la glisse se fera devant la porte. Tout au long de votre séjour, notre équipe est présente, sur place, avec vous. Elle veille à anticiper vos attentes et satisfaire vos désirs pour garantir la réussite de vos réunions professionnelles séminaires, team-buildings, workshops, CODIR, etc.

Ambiance cosy, modernité des matériaux, simplicité et confort se conjuguent Là Haut au plus que parfait. Nous vous proposons une cuisine maison et de saison, élaborée à partir de bons produits, frais. Nos fournisseurs sont sélectionnés avec soin et nous favorisons nos réseaux. Notre équipe est à votre écoute et se tient à votre disposition pour que votre séminaire soit, à votre image, unique.

Encadrement très professionnel, discret lors des réunions, très sympathique, de succulents repas…. Que des échos positifs et cela fait du bien.

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