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Tout acheter. Tout vendre. Tout simplement.

Cette porte de style dorique, date de Le nombre de protestants officiels chute fortement, et l'édit de Nantes, formellement toujours valide, est vidé de son contenu.

La Primatiale devenue cathédrale

Un peu d'histoire

Les condamnés font appel. Le jugement en appel est cassé. Le vrai docteur de Mondenard est donc acquitté tandis que le faux docteur Sainz est condamné à rembourser les frais de justice à son ennemi. Voilà donc un procès en diffamation que le docteur Mabuse a perdu, lui qui se vantait en d'en avoir gagné cinquante-six. Ils doivent lui verser des dommages et intérêts de l'ordre de francs 15 euros. Bien que le " pseudo-vétérinaire " ne soit pas nommément cité, il est aisé de reconnaître Bernard Sainz, ce qui le conduit naturellement à porter plainte en diffamation contre Edi 7, société éditrice du journal, Daniel Tenot, directeur de la publication, et Pierre Jotreau, auteur de l'article.

Daniel Tenot et Pierre Jotreau sont condamnés chacun à 2. La condamnation doit en outre être publiée dans trois publications choisies par Bernard Sainz. La société Edi 7 est également condamnée. Au passage, le docteur Mabuse se drape dans sa virginité expliquant qu'il " attend d'un jour à l'autre la levée de [son] inculpation " dans l'affaire des Six-Jours de Bercy.

Las, il sera condamné pour exercice illégal de la médecine. Le vrai médecin ayant porté plainte contre le faux, ils règlent leur compte devant un tribunal en décembre Suite au procès de Laon relatif à une affaire de trafic de produits dopants, Bernard Sainz se serait exprimé dans le journal L'Union et aurait mis en cause le docteur Jean-Pierre de Mondenard.

S'estimant diffamé, celui-ci aurait porté plainte. Il se garde bien, en revanche, de citer sa condamnation par le TGI de Paris pour des propos similaires voir ci-dessus. Plusieurs articles de journaux publiés en au moment du déclenchement de l' affaire Sainz-Lavelot font état de deux condamnations de Bernard Sainz pour maltraitance de chevaux.

Ces deux affaires auraient été jugées par la Cour d'Appel de Caen. Il ne nous a pas été possible de vérifier cette information. Toutefois, selon nos informations, Bernard Sainz n'a pas attaqué en diffamation les auteurs de ces articles.

Connaissant sa promptitude à réagir lorsqu'un article de presse lui déplait, il est plus que vraisemblable que cette information soit correcte. Une des rhétoriques préférées de Bernard Sainz consiste à dire que les lois antidopage sont non seulement inefficaces mais aussi dangereuses dans le sens où elles inciteraient au dopage. Il s'en prend ainsi régulièrement aux listes de produits interdits qui seraient des catalogues où les apprentis dopés viendraient faire leur marché.

Dans son livre Les stupéfiantes révélations du Docteur Mabuse , Sainz écrit avoir porté plainte contre X et contre les pouvoirs publics pour " incitation à l'usage de produits dopants à l'occasion des compétitions, en application de la loi Bambuck ". Ladite loi avait été votée en juin Mabuse lui-même explique que la plainte a été rejetée au motif d'un dépôt trop tardif.

Bref, une plainte qui ne servait à rien si ce n'est à fanfaronner. Un article publié sur le site lesoir. Serge Boyer était le propriétaire de l'appartement dans lequel Bernard Sainz habite aujourd'hui. Peut-être l'est-il d'ailleurs toujours.

Aucune effraction n'aurait été commise. Serge Boyer y aurait subtilisé les flacons des fameuses gouttes du faux docteur pour les remettre aux policiers en charge de l'enquête sur l' affaire Festina. Bernard Sainz affirme avoir porté plainte contre Serge Boyer qui aurait été condamné pour vol de documents. L' affaire Sainz-Lavelot , du nom du docteur Mabuse et de son avocat Maître Bertrand Lavelot est de ces affaires qui, d'appel en cassation, n'en finissent pas.

Il aura fallu plus de seize ans de procédure pour aboutir à un jugement définitif. L'histoire débute le 13 juillet grâce à un renseignement fourni à la Brigade des Stupéfiants de Paris. Bernard Sainz est mis sous surveillance discrète. Le 7 mai , il est interpellé vingt-quatre heures après Raphaël Martinez.

Le champion de VTT est surpris en bas de chez Maître Lavelot à Boulogne, alors qu'il vient d'acheter pour francs 30 euros environ un flacon de gouttes au faux médecin. Lors de son interpellation, Bernard Sainz est porteur de francs euros environ en espèces, de trois chèques dont deux émis par Philippe Gaumont et Charles Guilbert , d'un document comportant des mentions manuscrites se rapportant à un bilan sanguin axé sur le transport d'oxygène et d'un bon de commande de 5 flacons en verre auprès d'une pharmacie.

Dans un premier véhicule immatriculé en Belgique, les enquêteurs saisissent sept flacons contenant un liquide identique à celui qui était en possession de Raphaël Martinez, une seringue, une boîte contenant de la poudre rosâtre et deux ampoules de Redoxon vitamine C. Dans un second véhicule immatriculé au Luxembourg, étaient découvertes une plaquette de Survector, 4 boites de " Oleum Gratia Probatum " complément alimentaire parfois appelé " huile de Harlem" , 5 fioles vides et deux en partie pleines.

A son domicile d'Almenêches Orne , on retrouve deux seringues de Diprostène , capillaires héparinisés pour mesurer l' hématocrite et un dossier analytique supportant des références de laboratoire. A son domicile parisien et sur le lieu de travail de sa compagne, on saisit des flacons, des médicaments et des dossiers relatifs à des coureurs cyclistes et à des chevaux. Au domicile de Bertrand Lavelot dans lequel Bernard Sainz avait à sa disposition un bureau, les policiers saisissent 77 francs environ 11 euros et Une vingtaine d'interpellations dans le milieu cycliste s'ensuivent et Sainz retourne en prison, qu'il avait déjà connue dans l'affaire des Six Jours de Bercy.

Il a interdiction de quitter le territoire, de rencontrer des sportifs et de fréquenter des courses cyclistes. Ceci ne l'empêche pas de se pavaner aux Championnats du Monde à Plouay en octobre Déjà en juillet, il avait profité du Tour de France pour faire le tour de l'hexagone en dédicaçant son autobiographie Les stupéfiantes révélations du docteur Mabuse.

Au cours de l'enquête, il reconnait avoir conseillé gratuitement Raphaël Martinez pour son alimentation mais nie s'occuper d'autres cyclistes. Les grosses sommes d'espèces trouvées lors des perquisitions n'auraient aucun lien avec des faits de dopage mais lui auraient été remises par Bertrand Lavelot et proviendraient d'une société de courses de chevaux.

Des sommes gagnées lors de procès en diffamation s'ajouteraient aux liasses de billet. Le pauvre homme entretenant des " relations difficiles " avec les banques, il ne préférerait conserver du liquide.

Quant au chèque de Philippe Gaumont , il correspondrait à la rémunération de conseils juridiques. Interrogé par les enquêteurs, Philippe Gaumont décrypte certains codes utilisés au téléphone " Côtes " pour testostérone , " Bleu de méthylène " pour corticoïde , " Stérogyl " et " langue de serpent " désignant des produits dopants.

Il dévoile aussi l'existence d'un accord verbal entre Bemard Saint et lui concernant la rétrocession d'une somme de à francs 15 à 30 euros en cas de victoire dans une grande course. Frank Vandenbroucke décrypte les codes de façon similaire à Philippe Gaumont: Le coureur belge aurait versé 50 francs 7 euros en espèces à son " gourou ".

Yvon Ledanois aujourd'hui manager chez BMC déclare avoir une confiance aveugle en Bernard Sainz en raison des soins qu'il aurait donné à l'un des enfants le petit Kevin! En cas de victoire importante, il devait verser francs environ 15 euros au faux médecin.

Les écoutes téléphoniques font apparaitre l'utilisation de codes que le coureur refuse d'expliquer: Laurent Roux , lui aussi, prenait des " côtes ". Alexandre Bizet, quant à lui, prenait des " côtes ", du " coca-cola " et du " bleu de méthylène ". Pour lui, les gouttes étaient soldées à 30 francs le flacon à peine 5 euros, une misère. Richard Virenque était conseillé par Bernard Sainz pour l'utilisation de Céphyl , de vitamine B12 injectable, de Stérogyl un code?

D'autres coureurs, comme Denis Dugouchet, Franck Morelle ou Charles Guilbert , le désignent comme conseiller dans l'utilisation de produits dopants ou masquants. Ils détaillent aussi son petit business: Le docteur Mabuse se faisait aussi rémunérer en cas de victoire de ses poulains: Marc Madiot , pour sa part, le présente tout simplement comme un maître chanteur!

Bertrand Lavelot et Bernard Sainz " faisaient la pluie et le beau temps dans le peloton ", dit-il aux enquêteurs. Pire encore, il se dit victime de pressions de leur part, subissant un véritable chantage puisqu'ils connaissaient sa propre dépendance aux amphétamines.

Bernard Sainz ne se laisse pas déstabiliser par toutes ces accusations. C'est pour ses chevaux en micro-doses et Sa jeune compagne est gourmande. La Pantestone et le Proviron? Ils sont destinés à aider à satisfaire sa belle. Moyennant quoi, pour en revenir au sport d'extérieur, sa motivation est d'introduire la médecine douce dans le cyclisme. C'est pour sauver des vies en cas de chute de tension.

Elles avaient été utilisées plusieurs années auparavant mais voilà, il ne jette rien. Il n'a jamais passé d'accord financier avec les coureurs. Quant à ses compétences, elles ne s'arrêtent pas à l'homéopathie et à l'ostéopathie.

Il dispose aussi d'une " très haute technicité notamment en biomécanique ". Le 27 février au matin, le faux médecin se fait flasher sur l'autoroute de Gan d en Belgique alors qu'il roule au volant d'une Volvo immatriculée au Luxembourg. Il explique aux policiers revenir de Lebbekke, où il a passé la nuit chez son ami Frank Vandenbroucke.

Au passage, il se présente comme homéopathe diplômé, exerçant aussi l'acuponcture. Ce dernier expliquera aux enquêteurs avoir dû verser 4 euros pour les conseils de l'homéopathe normand.

Des produits suspects petites bouteilles, seringues, une boîte vide de quatre ampoules de Syncortyl, trois ampoules de ce produit, une pochette de 13 tubes contenant une substance granuleuse et euros en espèces sont retrouvés dans le véhicule de Sainz.

Il est incarcéré à Termonde en Belgique. L'analyse des produits saisis dans la Volvo établira la présence d'harpagoside anti-inflammatoire , de désoxycortone corticoïde et de Syncortyl cortisone.

Ce dernier produit était destiné à sa consommation personnel, prétend-il. Pas impressionné par sa mésaventure belge, Bernard Sainz assiste au départ du Tour de France le 1er juillet Il a été invité par Il faut dire qu'il avait débuté l'année en fanfare en s'asseyant sur son contrôle judiciaire pour assister au départ de Paris-Nice à Issy-Les-Moulineaux. Tandis que l'enquête se poursuit, le docteur Mabuse défraye à nouveau la chronique en se glissant dans le staff de l'équipe du VC Beauvais au Tour du Cameroun , au nom de " l'intérêt supérieur du cyclisme sic ".

L'accréditation avait été demandée aux organisateurs par Marc Freze, le directeur sportif du club de Beauvais. Sainz, en revanche, est condamné à 3 ans de prison, dont 18 mois fermes, pour:. Détention de substances classées comme vénéneuses soumises à réglementation Diprostène , Syncortyl, Proviron, testostérone et corticoïdes , ceci courant , jusqu'au 7 mai Aide à l'utilisation, incitation à l'usage de substance ou procédé interdit aux sportifs dans le cadre d'une compétition ou manifestation sportive, ceci courant , jusqu'au 7 mai Bernard Sainz doit en outre verser un euro de dommages et intérêts au Conseil National de l'Ordre des Médecins et à la Fédération Française de Cyclisme.

Le jour-même, il fait appel de cette décision. Au journal de 20h de France 2, il réitère ses dénégations à partir de 31'13'':. Ayant fait valoir la maigre retraite qui lui permet de subsister, Bernard Sainz bénéficie de l'aide juridictionnelle totale. Devant la Cour, il se dit opposé au dopage et affirme qu'il souhaitait que le dopage soit éradiqué des compétitions.

Au passage, il se flatte d'être l'ami de Raymond Martin dont il a la confiance. On imagine aisément qu'il a omis de rappeler aux magistrats le contrôle positif du coureur normand lors du Tour de l'Avenir Pour sa défense, il est incapable de produire le moindre diplôme d'ostéopathe ou d'homéopathe qu'il affirme pourtant détenir.

Devant les caméras de l'AFP, il est moins disert qu'à l'époque du procès en première instance:. Bernard Sainz est à nouveau condamné, cette fois à deux ans d'emprisonnement dont 12 mois avec sursis pour " infraction au règlement sur le commerce ou l'emploi de substances vénéneuses ", " aide et incitation à l'usage de produits dopants " et " exercice illégal de la profession de médecin ".

Il se dit " scandalisé " par cette décision et se pourvoit en cassation. Elle confirme le jugement de la cour d'appel, sauf pour le chef d'accusation de détention de diprostène , syncortyl, testostérone et corticoïdes ainsi que pour la peine. La Cour d'Appel doit donc entendre une nouvelle fois Bernard Sainz qui joue la montre. Cette fois, la Cour d'Appel ne doit le rejuger que pour le chef d'accusation cassé détention de diprostène , syncortyl, testostérone et corticoïdes et pour fixer sa peine.

Elle le déclare coupable du délit de détention de diprostène , syncortyl, proviron, testotérone et de corticoïdes. Pour ces faits, ainsi que pour l'aide et incitation à l'usage de produits dopants, l'exercice illégal de la profession de médecin , il est condamné à 2 ans de prison dont 20 mois avec sursis.

L'affaire aura duré suffisamment longtemps pour que les media, sans doute épuisés, ne se fassent pas l'écho de cette condamnation. La condamnation du docteur Mabuse devient définitive. Toutes mes affaires ont un point commun. L'arrestation en dans le cadre de l'affaire connue sous le nom de " Sainz-Lavelot " de Maître Bertrand Lavelot et Bernard Sainz a eu des répercussions sur leur activité de propriétaire de chevaux.

Il faut dire qu'en plus de leur implication présumée dans cette affaire de dopage, leur pur-sang Seba Le Rouge avait été déclaré positif à deux reprises en et interdit de courir pendant six mois. Dans son livre Les stupéfiantes révélations du Docteur Mabuse , publié en , Bernard Sainz assurait avoir saisi lui aussi le Tribunal Administratif contre le Ministère de l'Intérieur, d'autre part. Au passage, il réclame la coquette somme de euros en réparation du préjudice subi.

De son côté, Bertrand Lavelot se contente de réclamer euros. En revanche, il rejette la demande de réparation des deux hommes. Suite à leur arrestation dans le cadre de l'enquête sur l'enquête connue sous le nom de " Sainz-Lavelot ", Bernard Sainz et son avocat Maître Bertrand Lavelot se voient retirer par France-Galop, qui organise les courses de galop en France, leur agrément pour faire courir et entraîner leur pur-sang Seba Le Rouge.

Nous n'avons pas été en mesure de retrouver trace d'une décision du Tribunal de Grande Instance dans cette affaire. Dans son livre Les stupéfiantes révélations du Docteur Mabuse , Bernard Sainz affirme avoir traîné Philippe Amaury, patron de L'Equipe et Le Parisien , devant le Tribunal de Bobigny pour avoir " porté atteinte à [son] honneur et à [sa] considération.

Il n'avance aucun verdict. Bernard Sainz poursuit Le Monde en diffamation ainsi que Jean-Marie Colombani, directeur de publication et les deux journalistes.

Pour la petite histoire, le docteur Mabuse sera condamné dans cette affaire. Bernard Sainz réclame euros en réparation du prétendu préjudice.

Marc Madiot vient témoigner en faveur de Bernard Sainz. Il affirme que le faux médecin ne lui aurait prescrit que des tisanes. S'il faisait appel à lui, ce n'est qu'à cause de l'absence de diététiciens et d'homéopathes dans le milieu sportif.

Bernard Sainz est débouté, le tribunal relevant la qualité du travail des auteurs et leur absence d'animosité. Cet appel est repoussé de mois en années, dans l'attente du jugement de l' affaire Sainz-Lavelot. Yvon Ledanois vient devant la Cour d'Appel témoigner en faveur de Sainz. Philippe Gaumont et Pascal Peyramaude, en revanche, se sont fait porter pales. Il est débouté de toutes ses demandes et les prévenus sont relaxés. Encore un procès en diffamation perdu. Suite à une plainte en diffamation de Bernard Sainz, le Canard Enchaîné se retrouve devant la 17ème chambre correctionnelle de la presse du Tribunal de Grande Instance de Paris.

Le parquet plaide la relaxe mais le palmipède est condamné en juillet à 20 francs d'amende 3 euros environ et autant de dommages et intérêts. Quand il ne hante pas les tribunaux pour des affaires liées au sport ou chevaux, Bernard Sainz réussit l'exploit de s'y retrouver pour une histoire débutant par un banal conflit de voisinage. On reconnait bien là le Monsieur Bernard anar qui laisse divaguer ses animaux non vaccinés dans le pré du voisin. Patatra, celle-ci confirme le premier jugement et prononce même la contrainte par corps.

Lors d'une émission diffusée sur TF1 en , Jean-Pierre de Mondenard accuse Bernard Sainz d'avoir, en , fourni des produits dopants à un coureur. Selon le faux médecin , Jean-Pierre de Mondenard aurait été condamné en première instance et en appel. Le 27 février au matin, Bernard Sainz se fait flasher sur l'autoroute de Gand, en Belgique.

Arrêté par la police, Sainz n'est pas en mesure de présenter d'attestation d'assurance. Les policiers fouillent le véhicule. Ils découvrent des produits suspects petites bouteilles, seringues, une boîte vide de quatre ampoules de Syncortyl, trois ampoules de ce produit, une pochette de 13 tubes contenant une substance granuleuse et euros en espèces.

Emmené au poste, il explique aux policiers revenir de Lebbekke, où il a passé la nuit chez son ami, le coureur belge Frank Vandenbroucke. Les produits seraient homéopathiques. La police dépêche une équipe chez Vandenbroucke. Lors de la perquisition, ils découvrent de l' EPO , de la morphine , des hormones de croissance , des amphétamines et du clenbutérol.

En garde à vue, le coureur restera évasif se bornant à expliquer que le clenbutérol était destiné La police effectue également une perquisition au domicile de Nico Mattan , ami des deux hommes. Elle retrouve des conseils écrits de la main de Sainz. Au terme de sa garde à vue, Sainz est mis en examen pour détention de produits illégaux et incarcéré.

Le 5 mars, la chambre du conseil du tribunal de Termonde décide de le maintenir en détention en raison de la gravité des faits et du risque de récidive. Il sort finalement de prison le 8 mars mais ne retrouve pas la liberté pour autant. En effet, en raison de son implication dans l' affaire Sainz-Lavelot , il était de longue date sous contrôle judiciaire.

A ce titre, il lui était interdit de quitter le territoire français, de se rendre à Paris, d'assister à des courses cyclistes et de rencontrer d'autres personnes entendues dans le cadre de l'instruction, dont Frank Vandenbroucke. Il est donc à nouveau incarcéré. Ce dernier produit était destiné à sa consommation personnel, prétendra Sainz. Frank Vandenbroucke sera jugé en novembre par la justice belge. En revanche, il semble que Bernard Sainz n'ait jamais été jugé en Belgique.

En octobre , un employé d'un haras de l'Orne, dont Sven Pauwels est responsable, l'accuse de doper ses chevaux. Parallèlement, Jacques Augé, connu dans des affaires de dopage de chevaux et de courses hippiques truquées, fait l'objet d'une surveillance par les policiers de Versailles. Placé sous écoute, les policiers découvre qu'il est en relation avec Bernard Sainz. Concernant plus particulièrement Bernard Sainz, les écoutes mettent en évidence ses liens avec de nombreux sportifs, notamment cyclistes.

Bien que n'étant titulaire d'aucun diplôme reconnu, il se targue de " vraies guérisons obtenues dans la continuité des échecs de la médecine allopathique " pour attirer sa clientèle. Le faux- médecin exerce ses talents dans différentes spécialités: Dans sa famille, il n'hésite pas à se faire qualifier de " médecin ", y-compris par sa filleule pourtant sage-femme.

Il va sans dire que le fruit de son " travail " n'est déclaré ni au fisc ni à la Sécurité Sociale. Des perquisitions effectuées en avril et en juin permettent la découverte de produits dopants chez les principaux suspects, sauf chez Bernard Sainz. A la mi-juin , Bernard Sainz est mis en examen. Il est laissé en liberté en échange d'une caution de Son contrôle judiciaire lui interdit de fréquenter des sportifs.

Bernard Sainz est condamné à 15 mois de prison dont 3 mois fermes et euros d'amende pour exercice illégal de la médecine. Toutes les parties font appel de cette décision. Le nécessiteux Bernard Sainz a demandé l'aide juridictionnelle. Il est défendu par Maître Stéphane Mesones.

Celui-ci remet à la Cour des conclusions de nullité, notamment pour contester la régularité de la garde à vue de son client. Dans son jugement la Cour d'Appel, pourtant peu réputée pour son humour, prendra la peine de d'écrire: Ses conclusions sont déclarées " doublement irrecevables ". Devant la Cour, Bernard Sainz soutient s'être contenté de donner " des conseils de grand-mère " sans procéder à des diagnostics médicaux et sans fournir de traitement, les potions et gouttes conseillées étant des procédés naturels et non des médicaments.

Dans un entretien accordé à Ouest France en juillet , Bernard Sainz affirme avoir déposé un pourvoi en cassation. Son pourvoi, pas plus que celui de la plupart des parties prenante, n'a pas été entendu. La peine est inscrite à son casier judiciaire. Elle est donc définitive et les recours épuisés. L'arrêt rendu par la Cour d'Appel de Caen est disponible sur le site http: Nous le livrons à la lecture de nos visiteurs:.

L'affaire commence en mars lorsque l'OCLAESP ouvre sur dénonciation une enquête préliminaire sur un éventuel trafic de produits dopants dont de l' EPO , de l' hormone de croissance , des anabolisants et des corticoïdes. Ce trafic serait localisé en Normandie. En décembre , l'affaire, de son nom de code " Médi 14 " sort au grand jour avec l'interpellation d'une dizaine de personnes soupçonnées de faire partie d'un réseau.

Certains ont déjà été impliqués dans des affaires de dopage. C'est le cas de Fabrice Taillefer , 47 ans au moment des faits, ancien champion de France catégorie Ufolep, déjà suspendu dans des affaires de dopage. Des perquisitions sont effectuées. Au domicile de Stéphane Belot , les enquêteurs retrouvent une très grande quantité de produits, dont des corticoïdes , des hormones de croissance et de I' EPO , ainsi que des seringues. Au fil de l'enquête, d'autres cyclistes sont mis en examen.

Il reconnait l'usage et le trafic de produits dopants dont de l' EPO et des hormones de croissance.

Il déclare aussi aux enquêteurs s'être rendu avec son père à Almenêches, chez Bernard Sainz, pour soigner une tendinite. A cette occasion, le docteur Mabuse aurait expliqué le protocole de dopage aux hormones de croissance à Fabrice Taillefer. Les prélèvements d'urine effectués à cette occasion révèlent la présence d' EPO. Il ajoute que Stéphane Belot lui avait dit que Sainz lui remettait des ordonnances. Les deux hommes s'étaient encore rencontrés quelques jours avant l'interpellation du premier.

Stéphane Belot niera avoir reçu de Bernard Sainz des conseils en matière de dopage. Entendu par les enquêteurs, le coureur amateur Romuald Desbois affirme que Bernard Sainz utilisait les services d'Alexandre Bizet pour livrer les produits dopants aux sportifs. Alexandre Bizet n'est pas un inconnu, il est déjà apparu comme client de Sainz dans l' affaire Sainz-Lavelot.

Il déclare avoir remis des " gouttes homéopathiques " à Stéphane Belot qui lui avait été présenté par Alexandre Bizet. Il nie avoir expliqué un quelconque protocole de dopage à Fabrice Taillefer. Il réfute également les accusations de Fabien Taillefer et Romuald Desbois quant aux conseils de dopage qu'il aurait prodigués à Stéphane Belot.

Cette fois, celui-ci change de version et accuse Sainz de lui avoir fourni des produits masquants , sous forme de gouttes vendues à euros le flacon, ce qui lui avait permis d'échapper aux contrôles malgré sa consommation d' EPO , Pantestone, Kenacort et Disprotene.

Sainz lui dictait en langage codé les protocoles pour prendre EPO , testostérone et hormones de croissance , ces produits étant désignés par des noms de substances homéopathiques. Pour accéder au savoir du faux médecin , il avait dû verser un droit d'entrée de francs environ euros en espèces et ensuite un pourcentage sur les résultats acquis dans les belles courses. Il affirme aux enquêteurs: J'ai peur des représailles. Je ne pourrai pas être confronté avec lui.

Je ne reviendrai pas sur mes dires. Pour moi, comme je vous l'ai dit, c'est un gourou ". Il reconnait avoir fréquenté Bernard Sainz, qu'il connaissait à la fois comme naturopathe et conseiller en matière de dopage et qui lui aurait fourni des fioles de gouttes. Lorsque les enquêteurs s'intéressent aux revenus du faux médecin , ils découvrent qu'il n'a déclaré aucun revenu en et , et quasiment aucun à partir de En revanche, des espèces dont l'origine n'est pas connue sont régulièrement versées sur le compte de sa compagne Maye Boyer.

Il affirme avoir cessé toute activité depuis suite à ses ennuis judiciaires dans l'affaire Porzier. Sainz préfère expliquer l'origine de ses espèces par des gains au jeu aux courses de chevaux. Malgré ses précédentes condamnations pour exercice illégal de la médecine , il se présente toujours comme titulaire d'un diplôme d'homéopathie-acupuncture-ostéopathie, qui ne serait pas officiellement reconnu.

Pas de chance, ce diplôme aurait été saisi lors de précédentes perquisitions. Il ajoute qu'en 40 ans aucun sportif ne l'a accusé d'avoir fourni des protocoles dopants ou masquant. A l'issue de son interrogatoire, il est mis en examen. Selon nos informations, il serait mort d'une surdose de cocaïne.

A plusieurs reprises, il avait expliqué aux enquêteurs être dépressif. Son épouse confirme aux enquêteurs l'avoir accompagné à deux reprises chez Bernard Sainz et avoir entendu ce dernier citer des produits dopants en utilisant des noms de substances homéopathiques. Confronté aux Taillefer, Bernard Sainz continue de nier tout conseil en vue de doper des coureurs. Le procès s'est déroulé le 4 juillet devant le Tribunal Correctionnel de Caen. La procureure a requis contre lui six mois de prison ferme et Le jugement sera rendu le 5 septembre.

Elle annonce la condamnation en appel de Bernard Sainz dans l'affaire Saint-Lavelot. Le faux médecin a été condamné à deux ans de prison dont un ferme pour "détention de substances vénéneuses et de produits dopants", "exercice illégal de la médecine " et "facilitation d'usage de produits dopants".

Las, le journaliste de l'agence, Thierry Lévêque a écrit "détention ET CESSION de substances vénéneuses et de produits dopants", "exercice illégal de la médecine " et "facilitation d'usage de produits dopants". Il rappelle aussi que " La justice ne disposait pas de preuves matérielles mais d'écoutes téléphoniques et des dépositions de nombreux coureurs dont le Belge Frank Vandenbroucke , qui a qualifié Bernard Sainz de "gourou diabolique" l'accusant de faire commerce d' hormones de croissance , de testostérone , de corticoïdes et d' EPO ".

Pire encore, il a rappelé que " l'affaire concerne un trafic de produits dopants en et ". Et ne reculant devant rien, il a présenté Bernard Sainz sous le pseudonyme infamant de " docteur Mabuse ". On comprend alors que Bernard Sainz attaque en diffamation le journaliste, le directeur de la publication de l'agence et quatre organes de presse capital.

Cinq informations judiciaires sont ouvertes simultanément une contre l'agence et contre chacun des sites Internet. La Cour a tout d'abord écarté d'un revers de main les griefs contre le sobriquet de " docteur Mabuse " et le rappel qu'il fut un " personnage du dopage dans le cyclisme des années ". En revanche, le journaliste a commis la maladresse de mentionner une condamnation pour " cession " de produits dopants.

Cela lui vaut une condamnation pour " diffamation publique envers particulier, en l'espèce Bernard Sainz, faits commis le 18 mars Le directeur de la publication de l'agence Reuters est condamné pour " complicité de diffamation publique envers particulier ".

Les deux hommes doivent verser chacun euros d'amende et euros de dommages et intérêts à Sainz. Celui-ci est néanmoins débouté de sa demande de publications judiciaires. Dans les jugements parallèles, les directeurs de la publication de trois organes de presse laprovence.

Thierry Lévêque, quant à lui, est quatre fois condamné à euros d'amende et euros de dommages et intérêts. En appel, renversement de tendance, les accusés ont finalement été relaxés et leur bonne foi établie. Bernard Sainz a tenté de se pourvoir en cassation mais sans succès. Son interpellation fait suite à commission rogatoire du juge d'instruction chargé du dossier.

Son manoir est perquisitionné. Il est placé en garde à vue et mis en examen pour " exercice illégal de la médecine " et pour " incitation à l'utilisation, par des sportifs, de substances ou méthodes dopantes interdites ". Il effectue quatre mois de détention préventive à Fleury-Mérogis. Une importante caution aurait été demandée par la justice. Son procès pourrait avoir lieu dans le courant de l'année Un an plus tard et selon nos informations, aucune plainte n'a été déposée par Bernard Sainz.

Il s'est ensuivi une contre-pétition, dont les premiers signataires sont principalement des communistes dits orthodoxes [ 60 ]. Elles reposent sur des faits établis. Ce film de M6, dont le conseiller historique est Nicolas Werth , est laissé libre de droit dans l' éducation nationale. Selon Stéphane Courtois , coordinateur du Livre noir du communisme: Elle soutient également que les industriels français ont initié cette collaboration sans attendre d'y être contraints.

Avec Le Choix de la défaite: Et c'est pourquoi la Banque de France a trouvé que des institutions nouvelles qui ressembleraient à celles que l' Italie avait admirablement constituées, puis qui ressembleraient à celles que l' Allemagne avait encore mieux constituées, que des institutions nouvelles feraient beaucoup mieux l'affaire qu'une République qui laissait subsister des moyens de défense pour le maintien des salaires ou, en tout cas, leur maintien vaille que vaille [ 80 ].

Selon l'historien, Annie Lacroix-Riz prétend s'appuyer sur des archives et de nombreuses références mais:. Nous avons soit de longues citations jamais remises dans leur contexte, soit des bribes de citations enchâssées dans ses propres phrases, dans une accumulation sans fin, hâchée, sans hiérarchie, et qui finit par rendre toutes questions abordées obscures. Le travail de l'historien consiste-t-il à recopier de manière plus ou moins éclairée ce qu'il y trouve?

On se demande d'ailleurs pourquoi elle n'a pas commencé ses travaux par l'édition critique du fameux rapport Chavin qu'elle affectionne tant. On comprend à la réflexion que cela aurait sans doute interdit la naissance du charme très particulier que dégage son livre, un hermétisme séduisant qui enchante ceux qui veulent s'initier et attendent la révélation finale des secrets de la marche du monde. Il s'agit là d'une dimension essentielle de son entreprise: Ainsi, Édouard Daladier tout comme son successeur à la tête du gouvernement en mars , Paul Reynaud , sont-ils présentés comme bienveillants à l'égard du complot [synarchique].

Si la présence dans son entourage de financiers, favorables pour certains à un compromis avec l' Italie , est avérée, cela n'en fait pas pour autant des comploteurs contre la République, et encore moins de Reynaud un partisan, au mieux complaisant, de ces thèses [ 85 ]. Depuis les années , Annie Lacroix-Riz analyse les relations entre le Vatican, l'Allemagne hitlérienne et l'Italie fasciste pendant les années et la Seconde Guerre mondiale, puis à l'avenir de dignitaires nazis et oustachis dans les démocraties occidentales [ 87 ].

En , elle consacre un livre à la genèse et à l'adoption du plan Marshall [ 88 ]. Dans son livre Le Vatican, l'Europe et le Reich De la Première Guerre mondiale à la guerre froide paru en , elle soutient que l'antibolchevisme de la Curie ne rend pas compte d'une stratégie vaticane dictée par des considérations avant tout territoriales et qui s'est largement confondue avec celle du Reich: Reproche qui ne saurait bien sûr l'atteindre Elle participe en octobre à l'université d'automne de l'Union populaire républicaine UPR de François Asselineau [ ].

Elle collabore ponctuellement au Monde diplomatique [ ]. Certains de ses articles sont repris par le Réseau Voltaire [ ] , considéré comme un site complotiste [ ] , [ ]. Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre. Pour les articles homonymes, voir Lacroix et Riz homonymie. Université Panthéon-Sorbonne École normale supérieure de jeunes filles - Historienne , militante politique.

Pôle de renaissance communiste en France. La pertinence de cette section est remise en cause. Considérez son contenu avec précaution.

Théorie et pratiques autour de Christian Montlibert , L'Harmattan, , p. Olivier Dard , La synarchie ou le mythe du complot permanent , Paris, Perrin, coll. Édition revue et augmentée: After I delivered the paper, in April , I was told to tone it down.

In July , I was told it would not be published.

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